Lassate mi cantare (mise au point)

J’écrivais ici

https://aucoeurdesfibres.wordpress.com/2017/06/27/autoportrait-en-taxinomie-iii/

cette phrase :

« Le problème n’est pas de construire du sens avec les mots. Le problème est que la forme des mots excède toujours le lieu du sens, parce qu’ils n’ont pas la même forme. Véhiculer du sens avec des mots, c’est comme vouloir meubler les combles avec des meubles faits pour des pièces cubiques.

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Vous me remettrez bien un peu de « entre ».

Prenons les phrases suivantes :  » Tout écrivain qui s’est colleté à l’édition de son écriture pour la première fois a réalisé qu’il avait sous estimé la quantité de travail à fournir pour que le monde accouche de l’objet livre.

Sans être Mallarmé, le littérateur aux moindres exigences quant à l’aspect de son texte reconnaîtra que l’édition et l’impression imposent des arbitrages imprévus, proposent des choix pas toujours satisfaits etc. Et devra s’atteler pour faire exister son volume à de nombreuses tâches plus proches de l’industrie que de l’art, mais sans lesquelles le texte ne saurait simplement advenir.

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Petite confluence

Je vais maintenant me positionner au confluent de cet article, et de celui là :

Pour souligner que l’anticipation catégoriale ne vise pas le nom d’une chose ; elle dit, à propos de cette chose, : « Qu’est-ce que c’est ? », au sens de : « A quoi ça sert ? « . ( « C’est un outil destiné à … »).

Lorsque je vois la main de Catherine Deneuve la première fois dans Répulsion, mon œil l’assigne à une main, mais mon cerveau dit:  « A  quoi ça sert ? » (A faire comprendre qu’il y a quelqu’un sous le lit). Lorsque je vois le film la seconde fois, je sais que c’est la main de Catherine Deneuve, de même que je n’ai pas à chercher en voyant ce tableau, de quelle période il peut bien être puisque je sais que c’est une Annonciation de Cosme Turra.

« Qu’est-ce qu’elle fait là », « A quoi elle sert ? » sont des questions qui arrivent en premier, et non pas « C’est une caisse en bois », que le cerveau a identifiée visuellement. Le cerveau voit une chose mais cette chose est « hold », en attente de la fonction que l’esprit lui attribuera en premier. J’entends des gouttes sur le toit de la voiture, je vois une lampe, mais ce que je « retiens », c’est cette fameuse anticipation catégoriale du « Qu’est-ce que c’est ? »,  au sens de : « A quoi ça sert ? ». C’est un outil qui sert à …

Et cela nous ramène aux origines du langage dans l’hominisation. L’acte primordial n’a peut-être pas été le nommage, mais la caractérisation dans un système. J’entendais à ce sujet une interview sur France Culture, je crois que c’est Jérôme Clément qui, parlant de politique, disait en gros il me semble :  » Je ne veux pas croire que la politique ne soit qu’un jeu de pouvoirs, elle est sans doute derrière une idéologie ».

 

Et en fait non, au risque de décevoir, la politique n’est que la mise en œuvre d’un jeu de pouvoirs. Il y a toujours une « idéologie », derrière. Mais cette dernière n’est pas un ensemble d’idées, elle n’est que la règle du jeu, l’ensemble des contraintes de ces pouvoirs.

Il n’y a pas d’idées, il n’y a que des lois d’équilibre, qui sont entre ces idées comme l’image des contraintes, et qui les articulent fonctionnellement dans le jeu de pouvoirs.

Les idées sont des choses fixes, mais leurs places respectives sont dictées par ce que nous appelons la structure, c’est à dire l’idéologie sous-jacente de ce système de pouvoirs. Le droit est l’expression la plus voisine de cette structure, ce qu’il y a de plus proche en termes « intellectuels », puisque c’est une image partielle de la « règle du jeu ». Si on englobe dans un seul ensemble les lois, les règlements,  les règles de politesse, l’éducation et les manuels de savoir-vivre, jusqu’au tacite, « ce qui va de soi », on a une image des règles de ce jeu.

Mais on sent bien que si intellectuellement, chacun peut l’éprouver en soi, il est difficile d’en donner une représentation.

C’est peu comme le réseau routier. Si vous prenez par exemple celui qui relie Grenoble à Chambéry et La Tour du Pin. Il a en gros cette forme :

Grenoble 1

C’est à dire trois routes et rien. Si on veut comprendre « l’idéologie » qui est derrière cette « politique », il suffit de remettre le paysage dessous :

Grenoble 2

On voit bien qu’il n’y là nulle autre idéologie derrière cette politique que celle d’éviter les contraintes. Comme personne ne s’aventure dans ce massif :

Grenoble 3

Ainsi que mille raisons les y poussent, les gens ne se sont pas installés sur les pentes arides des montagnes, mais près de l’eau. Donc les villes se sont développées aux 3 sommets du triangle, et les routes, par la suite, on relié les centres urbains, car cela correspondait au besoin du plus grand nombre, et personne n’est allé faire une route pour les 3 bergers du milieu.

Mais il faut bien prendre garde à cette pensée qui nous saisit aussitôt, qui est que les routes « contournent » le massif !

C’est exactement ce que je disais les immeubles des villes, et du chemin dans les champs.

champ 2

Notre discours, le chemin en rouge, ne contourne pas les unités de forme que sont les mots (les champs). Il est le résultat d’un déterminisme historique, l’adaptation aux contraintes (les champs) dont « l’idéologie » n’est rien d’autre que la longueur d’une journée de travail projetée sur la terre à labourer, ce qui donnait l’unité de vente cadastrale du terrain etc. Et effectivement, on y retrouve certainement des structures géométriques.

Une des conséquences de cette piste pourrait être que l’anticipation catégoriale a fait que, au cours de l’hominisation, la construction du langage s’est fait plutôt par les prédicats que par les thèmes. Je sais que cela heurte une vision ancrée en vous depuis l’Ancien Testament.

Mais c’est une histoire humaine que le nommage. C’est une histoire de pouvoir. Je vous vois planter des carottes. Il suffit que j’ourdisse pour que, à l’article « crime » dans le dictionnaire, figure l’acte de planter des carottes à la rubrique exemple, et je vous fais arrêter et mettre sous les verrous. Ainsi les infidèles, hérétiques, relapses, que nous appelons maintenant du nom de délinquants. Ceux dont nous avons réussi à mettre les activités au rang des crimes.

Tandis que le prédicat, c’est du concret. L’anglais dit un plante-clou, et non un marteau (j’invente) comme nous disons un « tournevis ». Vous me direz qu’il faut avoir « clou » au préalable. C’est vrai, mais j’explore. En gros les verbes auraient précédé les noms. Est-ce plus facile à enseigner, pas sûr. Muni de son image figurative réaliste, on peut toujours essayer de faire comprendre l’équivalence à un objet.  Pour un procès, c’est bien compliqué.

 

Mais gardons tout de même ceci. L’anticipation catégoriale dit « Qu’est-ce que c’est ? », au sens de « A quoi ça sert », et non pas :  » Comment ça s’appelle ? ». Ce dernier vient tout de suite après, mais c’est second.

Traderi dera, caisse en bois et boîte aux lettres !

Je vais aborder ici trois thèmes, pour leurs relations bien sûr. La traduction, la représentation et l’anticipation catégoriale.

Pour la traduction : La première fois que, enfant, vous lisez « Traderi dera » dans votre livre, ou bien sur le livret de vos comptines, vous penserez que c’est ce que chante le loup. La seconde fois, dans un contexte différent, soit vous déduisez seul, soit vous demandez ce que veut dire  » Traderi dera « .

On vous répond alors « rien ». C’est pour représenter un air que chante le personnage. It stands for n’importe quelle chanson. Mais pas un « n’importe laquelle » qui s’instancierait par « toute une  » de l’ensemble, comme « Quel que soit x » peut être instancié par 3, ou 4, non, un « n’importe laquelle » à qui il est justement interdit de s’instancier.

On ne chante pas  » Traderi dera  » pour représenter « Meunier tu dors », mais pour ne rien chanter, tout en maintenant qu’on chante. On chante  » Traderi dera  » pour dire qu’on chante, mais rien d’identifiable, bien que répertorié. Car ce n’est pas non plus improviser. C’est fredonner un air connu, qu’il est interdit de connaître parce qu’il en serait immédiatement un autre, voyant son identification pointer à l’horizon.

Une autre conséquence, et non des moindres du point de vue qui nous occupe, c’est à dire des opérations conduisant à donner du sens à des formes, est la traduction. Ici le champ est complètement fermé.

Ou bien le traducteur possède l’équivalent  » Traderi dera « , qui sera reçu par le lecteur comme on vient de le voir, ou bien il fera une faute de traduction, mais il n’y a pas de contournement possible. Une machine de traduction bien formée, c’est à dire qui étend ses points capiton aussi loin que possible, aurait le devoir de mettre en grisé toute une partie du texte, puisqu’elle ignore les relations que peuvent avoir entre eux le mot cible et le contexte immédiat du mot dans la langue cible.

Il est plus vraisemblable que cette partie sera simplement signalée comme non-traduite. Cette substitution est de l’ordre de celle qui se produit lorsqu’on vous demande d’identifier la période d’une œuvre d’art. Si vous savez de quel tableau il s’agit, qui l’a peint dans quelles conditions, et que c’est daté avec certitude, vous ne pouvez pas sincèrement répondre : « Cela ressemble à du flamand du XVIIème ».

Si on vous montre une image de film et que vous savez que c’est la main de Catherine Deneuve qui sort de sous un lit parce que vous savez que c’est une image de Répulsion, vous n’allez pas répondre « On dirait une image de film anglais des années 60″.

La substitution est devenue impossible. Plus rien ne peut représenter la chose qu’elle même, plus rien ne peut représenter le mot que lui-même, s’il existe dans la langue cible (cf. les mots n’existant que dans une langue).

Pour la représentation, ayons d’abord présent à l’esprit la manière dont le garde représente le roi lorsque, ce dernier se rendant chez  sa maîtresse, un hallebardier est posté de chaque côté de la porte d’entrée. On sait que le roi (ou quelque autre personne de rang, selon la livrée du soldat) est là, le soldat indique sa présence. L’ambassadeur de même, sans que la personne du roi soit proche. Le prêtre aussi, qui porte même parfois en lui la divinité représentée.

Une statue d’Apollon  classique représente Apollon. Sous les traits… d’Apollon. Une peinture peut dès l’antiquité représenter Jupiter sous la forme d’un taureau. Le décodage est une question de culture du receveur. L’art moderne invente de représenter Apollon sous les traits d’une caisse en bois. Le décodage est une question de médiation culturelle.

Arrive Donald Judd qui représente une caisse en bois. Sous les traits… d’une caisse en bois. Et pas n’importe laquelle encore, il utilise celle-là même qu’il représente. Mais encore faut-il qu’on vous le dise. Pour éviter les deux ornières qui vous guettent, vous avez besoin de médiation culturelle ! pour éviter primo de chercher ce qu’il y a dans la caisse (elle ne représente rien d’autre qu’elle même) ou derrière la caisse (c’est bien elle-même qu’elle représente) ou ailleurs, bref…

Le garde signe la présence du roi, la statue peint les traits d’Apollon (elle représente la représentation comme disait je crois Foucault), la caisse stands for le nom d’Apollon (une sorte de cas de « Jovis Caissitor »), l’ambassadeur stands for le roi, et la caisse de Judd fait tout cela à la fois, et plus encore puisqu’elle est le roi, et Apollon.

On voit donc que la représentation est un concept qui s’est étoffé au cours des siècles, en se dédoublant.

Pour ce qui est de l’anticipation catégoriale, je me réfère à l’exemple discuté par Bimbenet de la boîte aux lettres (bal). La boîte nous invite à y glisser des lettres parce que nous l’avons reconnue comme telle, et connaissons sa fonction. L’animal ne perçoit pas la boîte car il ne connaît pas sa fonction, mais surtout parce qu’il ne l’a pas reconnue comme telle.

L’anticipation catégoriale est la capacité, toujours en avant de l’homme dans le monde, à se demander « Qu’est-ce que c’est ? ». L’animal se demande : » Cela se mange ? oui/non « ,  »  C’est sans danger ? oui/non « ,  » Je peux passer dessus ? oui/non « , et même si  » je le mets sous la banane, pourrai-je prendre le fruit ? oui/non « , mais jamais :  » qu’est-ce que c’est ? c’est une chaise / or on peut monter sur une chaise, c’est de la catégorie des objets qui servent à s’élever ».

Maintenant si je voyage en Chine et que je vois un objet que je prends pour une théière, je ne poserai pas de question. Si j’apprends que ce n’est pas une théière, je demanderai  » Qu’est-ce que c’est ?  » Et là, plusieurs possibilités.

Soit la personne qui me renseigne connaît le mot « boîte aux lettres », et je m’extasierai sur sa forme originale. Soit la personne ne connaît pas ce mot, et elle va se lancer dans des explications plus ou moins embarrassées, selon que, dans mon pays, il existe ou non des boîtes aux lettres.

Si cela se trouve in fine, je vais apprendre qu’en Chine, on écrit aux gens sur du papier, qu’une fois écrit on le leur adresse dans une enveloppe etc. A l’inverse, si j’ai reconnu une boîte aux lettres, comme l’image du film, pas de problème.

Donc, la première fois que je vois une bal en Chine, comme la première fois que je lis « Traderi dera », je ne sais pas à quoi sert la chose, c’est à dire « qu’est-ce c’est ? ». Son anticipation catégoriale ne fonctionne pas. Je peux la prendre pour une théière, Traderi dera pour un texte de chanson, et penser qu’un garde habite dans cet immeuble et qu’il est sorti prendre le frais.

 

Tout cela pour dire qu’en fait, nous ne manipulons pas du sens, mais des traductions. Nous ne savons jamais ce que sont les choses, nous les toucherons toujours à travers l’épaisseur d’un Traderi dera qu’elles ne perdront jamais tout à fait. Et ceci parcequ’il n’y a aucun pays dont nous soyons natifs sans mediation. Il n’y a aucune langue, qui serait de ce pays, qui nous dira ce que sont les choses.

Il n’y a que le ou les pays où nous atterrissons, il n’y a que des parents ou des amis qui nous décrivent les boîtes aux lettres, leurs coutumes. On ne voit jamais le roi, il est chez sa maîtresse, on ne voit que les gardes. Certes au bout d’un moment, je suis grand, on peut me confier une lettre, je vais aller la mettre à la boîte. Je sais « à quoi ça sert », et l’anticipation catégoriale peut fonctionner dans un monde que j’ai déjà balisé, non de sens, mais de relations sémantiques.

 

Tout cela pour continuer mon propos sur la non-existence du sens.

Je pense donc je ne suis pas.

Ce que je représente, dans mes œuvres a parfois à voir avec ce qu’on appelle ici ou là  l' »assignation identitaire ».

C’est à dire une injonction donnée à une forme naturelle (notre corps, nous) de devenir une figure prévue, et pour cela assujettie au piquet de la vigne, au tuteur, au parent, au guide spirituel, au conseil familial, à la cour martiale, etc. (1)

Les formes naturelles n’ont pas de forme assignée. Elles font au mieux de l’espace disponible, compte tenu des contraintes que l’ADN gère comme il peut par la sélection, et des mutations encore peu comprises.

C’est pourquoi nous devons inventer des formes, la fiction, pour décrire les instances auxquelles nous sommes assujettis. On en a parlé récemment pour Philip Roth, qui récusa l’assignation identitaire que son milieu juif lui imposait.

Mais en fait, ce phénomène va beaucoup plus loin, et je ne parle pas là que de l’habitus. Cela va jusqu’à la forme de notre épistémé (ce qui est au penser ce que la cognition est au savoir)

Les « structures » et leurs lois de transformations ne décrivent en fait que nos tuteurs, nos grillages, les formes que prennent ces grillages et ces tuteurs, leurs charnières.

Ainsi le structuralisme décrit-il des systèmes d’oppositions binaires basées sur les figures de style. Le losange mathématique suit les mêmes lois que l’analogie etc. Laquelle analogie a aussi servi de modèle aux figures de pensée des Pères de L’Église etc.

Ce de quoi nous souffrons fortement est que notre être psychique, notre intériorité ne connaît ni ne reconnaît aucune de ces formes, qui ne sont connues que de notre cortex cérébral très superficiel, celui qui se souvient avoir été à l’école.

Mais 90 % de notre psyché, immergée, ne connaît ni ne reconnaît ces figures. Alors nous les déformons pour qu’elles leur ressemblent. Je fais comme Einstein, je prédis l’apparition de planètes en distant qu’un jour, un pan de l’histoire se dévoilera, consistant à analyser la peinture « classique  » comme une manipulation de masses (lignes, formes, tons, teintes etc.) qui prévoient et appelle le dépouillement qu’en fera la peinture « moderne ».

De notre psyché jaillissent continuellement des formes qui n’ont aucun sens, ou plutôt qui n’ont comme sens d’être l’illustration graphique ou sonore de tel affect, envie, remords, haine ou affection, regret. Mais une autre aurait fait l’affaire. C’est leur collusion qui donne l’aspect de causalité qui nous fait penser que c’en est « le sens ».

Ainsi, à rebours, nous prétendons donner un sens à l’ensemble des règles du jeu que la lutte des classes a cristallisé sous les noms de « loi », « règlement », « évidence », « ce qui va de soi », « ce qui va sans dire », ce qui est « considéré comme »,  ce qui  » tombe sous le sens  » !

Et ce sens, c’est l’ordre inné d’un monde qui existerait sans nous, et qui aurait des lois physiques et sociales, des règles, pour que tout cela  » ait un sens ». Tout, y compris nous, chacun de nous est donc assigné à « avoir un sens ». Et donc pour cela assigné à « être quelque chose », ou pire à « être quelqu’un », plus chose encore qu’une autre.

Notre forme psychique naturelle est donc assujettie à un tuteur, et se tortille sous les flèches comme St Sébastien, jusqu’à ce que son corps torturé prenne sous les convulsions de la souffrance, la forme désirée. C’est l’éducation. Lorsque le jeune adulte commence à perdre ses forces, on le laisse libre de choisir « ce qu’il veut être », pour lui faire croire qu’il lui reste quelque latitude.

Mais il choisira entre les cases que cette épistémé lui a « laissé libres », prenant ce choix fermé pour l’horizon infini des possibles, prenant le compossible de la combinatoire des attendus de l’épistémé pour la Physis, ou l’Univers, selon sa formation.

 

(1) Voir à ce sujet le début de mon autobiographie, en introduction au tome  1 de  La Beauté Couverte 2017 :

 » Il est vrai que les épreuves de castration, et que ses déceptions identificatoires furent nombreuses. Jamais reconnu par les autres à la place où il se pensait être, et toujours attendu à une place, non seulement dont il n’avait que faire, mais encore qu’il eût considéré comme une déchéance d’occuper, ou même une souillure d’y prétendre, il a passé son temps à compenser les déceptions, les siennes et celles provoquées aux autres… «